Accompagnement psychologique de malades - Parler de la maladie, de la souffrance et du sentiment de solitude avec un professionnel


Annonces

Lire - Ecouter


Copyright©2010- 2017



Être malade est une réalité décrite et expliquée par le corps médical, mais c’est avant tout une expérience personnelle qui comporte des retentissement tant au niveau psychologique que social ou culturel pour celui qui en souffre, c’est aussi le moment peut être de comprendre ce que notre corps cherche à nous dire.


Altération de l’image corporelle

- On ne se reconnaît plus physiquement, on a changé, on est fatigué .
- On s’inquiète de l’image que l’on renvoie dans nos relations affectives ou sociales
- On se sent diminué.
- On doit faire face à un déséquilibre au quotidien, nos activités habituelles et simples nous demandent
  des efforts et plus de temps.
- On doit faire face à des humiliations et à la vulnérabilité.
- On dépend du regard des autres et on se demande de quoi on est encore maître ?
- On a peur de l’abandon, on craint d’être délaissé, moins aimé, de ne pas guérir , d’avoir des séquelles.

On se retrouve confronté à l’exclusion ou la marginalisation. Le monde des malades est un monde à part dans lequel les critères habituels de la société » comme la beauté, la rentabilité ou l’efficacité deviennent caduques.


Ruptures inhérentes à la maladie

La maladie provoque une rupture de l’espace psychologique, nos centres d’intérêts se retrouvent réduits, On a tendance à se replier sur nous même..

La maladie provoque une rupture dans la continuité de l’image de soi, et dans notre sentiment d’exister. Certaines problématiques jusqu’à lors masquées par l’activité se réveillent à cette occasion.
On se retrouve face à la rupture dans la continuité des projections dans le futur.

Toute maladie entraîne la nécessité d’un travail psychique

«L a maladie organique implique une atteinte narcissique, mais aussi objectale, le malade cessant d’aimer aussi longtemps qu'il souffre» FREUD

On se retrouve dans «l’obligation» de faire un travail, une élaboration de la perte, un travail de deuil, un renoncement à certains aspects de soi.

On cherche un sens à sa maladie et l’on élabore à partir de son histoire, de son hérédité ou bien des réalités externes comme la pollution, le chômage, les traumatismes humains et personnels une théorie personnelle de notre maladie.

On se protège en élaborant un lien de causalité entre nos théories imaginées et l’apparition de la maladie.

Rechercher un sens à la maladie, nous permet alors de nous prendre en charge, d’être acteur et non pas seulement un objet passif livré à la médecin.

Mais le sens de notre maladie peut être aussi notre corps qui cherche à nous dire quelque chose :

Les tensions psychologiques, les conflits que nous n’avons pas eu le courage de régler, dont parfois nous n’avons pas conscience, s’expriment au niveau physique en utilisant différents mode de communication.

- Le premier mode est celui d’un ressenti de tension , par exemple des douleurs dorsales, des problèmes digestifs, des malaises , un mal être psychologique.

- Le deuxième mode est celui du traumatisme qui ne se produit jamais au hasard dans le corps. Le choc, l’entorse, la coupure vont se produire à un endroit bien précis .

- Le troisième mode est celui de l’apparition de la maladie . Elle nous parle de ce qui se passe à l’intérieur de nous, et clairement nous invite à comprendre grâce à un travail sur soi avec l’aide d’un professionnel ce qu’elle cherche à nous dire.

Un texte d'Isabelle Bayer


Pour prendre rendez-vous pour vous faire aider face à la maladie, en consultation, cliquez ici


BIBLIOGRAPHIE

- Alice Miller « notre corps ne ment jamais » Flammarion
- Françoise Dolto « parler de la mort » Mercure de France
- Christiane Singer « derniers fragments d’un long voyage » Albin Michel
- Elisabeth Kubler Ross « accueillir la mort » Pocket
- Freud « deuil et mélancolie »
- Marie de Hennezel « Mourir les yeux ouverts » Robert Laffont
- Mélanie Klein « deuil et dépression » Payot
- M.Hanus et P.Cornillot « Parlons de la mort et du deuil » Frison Roche
- Michel odoul « dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi » Albin Michel
- Christian Fleche « décodege biologique des maladies » Brochet
- Anne Ancelin schutzenberger et Evelyne Bissone Jeufroy « sortir du deuil » Payot