Suicides et Tentatives de suicide: soutien psychologique aux familles et aux proches - Comprendre ceux qui tentent ou mettent fin à leurs jours


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Comment me remettre du suicide de mon ami ? Mon ami m'a téléphoné dans la journée qui a précédé sa mort; nous projetions de fêter notre anniversaire ensemble, nous avons bavardé comme d'habitude, je ne me suis pas inquiétée. Il s'est suicidé le soir même et il n'a laissé aucune lettre. Depuis sa mort, je vais très mal. Je ne parle que de lui... Je ne m'en sors pas. Aidez-moi !

Beaucoup de gens se reconnaîtrons dans cette description.

Nous ressentons de l'effroi dés que nous pensons à l'éventualité du suicide d'un proche, nous savons combien il est terrible pour celui qui l'accomplit, et violent pour ceux qui restent. La douleur est écrasante, les proches se retrouvent face à un vide, souvent sans explications laissées par celui qui se donne la mort.

Les proches alors n'ont guère de ressources. Ils viennent combler le vide laissé par une forte culpabilité "je n'ai rien vu" , "j'aurai du le sentir", "peut être que si j'avais… il serait encore là parmi nous".

Mais la réalité est bien différente, et comprendre ce qui a amené un proche au suicide est très difficile. Un suicide n'est jamais explicable seulement par le présent, c'est plutôt un passé très lourd qui une fois de plus, une fois de trop résonne au présent. La personne qui s'est suicidée n'est pas la personne connue, proche mais un inconnu dont nous ignorons l'histoire !


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Lui même probablement n'en avait qu'une vision partielle, et son geste reste compliqué à expliquer !

Les causes de son geste se trouvent dans des réponses à des questions relevant de son histoire: que s'était il passé dans sa vie? Dans celle de ses parents? Comment avait il été soutenu, aidé dans son désir de vie ? Quelle valeur s'accordait il (en dehors de sa relation avec vous)?

Le dernier contact, le dernier coup de fil est précieux, cela a sûrement été un bon moment pour lui dans sa vie.

Maintenant, pensez qu'il n'aurait sans doute pas voulu que sa mort entraîne celle de votre désir de vivre. Cessez de vous accuser car suicider votre propre existence ne lui rendra pas la sienne.

Ne rester pas seul à ruminer, sortez, parlez à un professionnel, et surtout n'oubliez pas que la meilleure antidote à ce comportement d'autodestruction est de prendre soin de soi et de faire " le travail du deuil".
Un texte d'Isabelle Bayer


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